Protéines : Quel légume en contient le plus ? Découvrez les meilleures sources

9 grammes. C’est la quantité de protéines que délivrent 100 g de lentilles cuites, loin devant la plupart des légumes. Les haricots rivalisent, les pois chiches suivent de près. Quant aux légumes verts, brocoli ou épinards en tête, leur réputation dépasse leur réalité : la protéine y fait profil bas.

À côté, les graines et oléagineux jouent dans une autre catégorie. Leur richesse en protéines s’accompagne d’un profil nutritionnel bien différent, plus concentré en lipides, moins centré sur la fibre. Pour choisir ses sources végétales, il ne suffit pas d’additionner les grammes : il faut penser équilibre, digestibilité et variété. C’est là que tout se joue, jour après jour.

Protéines végétales : pourquoi s’y intéresser de plus près ?

Manger plus végétal n’est plus réservé à une niche d’initiés. Aujourd’hui, les protéines végétales investissent tous les menus, portées par l’élan d’une alimentation qui conjugue nutrition, diversité et respect de la planète. Mais leur valeur ne se limite pas à la seule quantité de protéines : elles apportent aussi fibres, minéraux et une palette variée d’acides aminés, ces fameux éléments constitutifs de la protéine.

Reste une question qui agite les débats : ces protéines végétales sont-elles à la hauteur de celles d’origine animale ? Tout se joue sur les acides aminés essentiels, que notre corps ne sait pas fabriquer. Certains végétaux tiennent la corde, comme le quinoa ou le soja, véritables champions de la complétude. D’autres nécessitent une association habile : légumineuses et céréales, par exemple, font équipe pour couvrir la totalité des besoins.

Multiplier les sources végétales, c’est miser sur la complémentarité. Les classiques du genre, lentilles ou pois chiches, ne sont que le début : graines, oléagineux, algues ou légumes-feuilles apportent, eux aussi, leur lot de protéines, parfois ignoré dans le calcul quotidien. À chaque repas, une occasion d’enrichir l’assiette.

La recherche de protéines végétales complètes s’inscrit dans une logique d’optimisation. Ici, la qualité compte autant que la quantité. Le choix d’une source remarquable repose sur la diversité, la capacité d’absorption et la pertinence pour l’organisme. Les adeptes du végétal le savent : il faut varier, associer, ajuster, pour tirer le meilleur de cette richesse.

Quels légumes et légumineuses sont les champions en protéines ?

Dans la famille des légumineuses, les poids lourds s’imposent. Lentilles, pois chiches, haricots rouges : ces grains secs affichent une densité impressionnante. Les lentilles, qu’elles soient vertes, corail ou blondes, frôlent les 9 g de protéines pour 100 g cuits. Les pois chiches tournent autour de 8,4 g, tandis que les haricots rouges se situent entre 8 et 9 g.

Les petits pois ne sont pas en reste, même s’ils passent souvent inaperçus : 6 g pour 100 g cuits. Fèves, pois cassés, haricots blancs complètent le podium, tous dépassant la barre des 7 g. Ces aliments constituent le socle des protéines végétales à portée de main.

Du côté des légumes, la donne change. Brocoli en tête : environ 3 g pour 100 g cuits. Il distance légèrement chou frisé, épinards ou champignons, qui oscillent entre 2 et 3 g. La quantité reste modeste, mais la complémentarité nutritionnelle, fibres, minéraux, vitamines, joue en leur faveur.

Associer légumineuses et légumes, c’est composer une assiette solide et équilibrée. Mélanger lentilles corail et brocoli, ou pois chiches et épinards, permet d’augmenter la part de protéines tout en enrichissant saveurs et textures. À chacun de trouver la combinaison qui lui convient.

Comparatif : teneur en protéines et atouts nutritionnels des meilleures sources végétales

Graines et oléagineux s’imposent parmi les aliments les plus concentrés en protéines. Les graines de courge atteignent environ 25 g pour 100 g, devant les graines de chia à 17 g. Leur profil en acides gras insaturés ajoute un bonus santé à leur apport protéique.

Les fruits à coque, tels que les amandes, les pistaches ou les noix de cajou, affichent des valeurs comprises entre 18 et 22 g pour 100 g. Les amandes, en particulier, conjuguent protéines, fibres et vitamine E. Noisettes et pistaches, elles, apportent croquant et variété, même si leur profil en acides aminés reste différent de celui des produits animaux.

Côté produits fermentés, le soja tient le haut du pavé. Tofu (environ 13 g pour 100 g) et tempeh (environ 19 g) se démarquent par la qualité de leurs protéines et leur polyvalence en cuisine. Le seitan, issu du gluten de blé, rivalise avec les champions : 25 g de protéines pour 100 g, digne d’une viande.

Voici un aperçu des meilleures sources végétales et de leur apport en protéines :

  • Graines de courge : 25 g
  • Seitan : 25 g
  • Graines de chia : 17 g
  • Tempeh : 19 g
  • Amandes : 22 g
  • Tofu : 13 g

Le pain protéiné et le beurre de cacahuète viennent compléter le tableau : 10 g pour le pain, jusqu’à 27 g pour le beurre de cacahuète, toujours pour 100 g. Bien choisis et associés, ces aliments permettent de diversifier les apports et de couvrir la gamme des acides aminés essentiels.

Jeune homme récoltant des légumes dans un jardin

Intégrer plus de protéines végétales au quotidien : conseils pratiques et idées gourmandes

Augmenter la part de protéines végétales dans l’alimentation ne nécessite pas de tout chambouler. Commencez simplement : une poignée de lentilles, de pois chiches ou de haricots rouges dans une salade, et voilà déjà des fibres, des minéraux et des acides aminés en plus dans l’assiette.

Jouez sur les associations : céréales complètes et légumineuses se complètent parfaitement sur le plan des acides aminés. Riz et lentilles, semoule et pois chiches, maïs et haricots : chaque duo renforce la qualité nutritionnelle du plat. Les plus pressés glisseront quelques graines de courge ou de chia dans un yaourt végétal, une soupe ou un porridge.

Laissez-vous inspirer : chili sin carne, curry de pois chiches, dhal de lentilles corail ou houmous maison. Tofu et tempeh se glissent dans les poêlées et les sautés, tandis que le seitan sublime les plats mijotés. Quelques amandes ou pistaches sur des légumes rôtis apportent croquant et protéines supplémentaires.

  • Alternez vos sources de protéines végétales au fil de la semaine pour varier goûts et bénéfices.
  • Explorez des recettes qui misent sur leur richesse : tartinades, galettes, salades complètes… la créativité n’a pas de limite.

Multiplier les sources, ajuster les associations, découvrir de nouvelles textures : la cuisine végétale ne manque ni d’atouts, ni de surprises pour qui prend le temps de sortir des sentiers battus.

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