Solutions efficaces pour apaiser rapidement l’aérocolie

Souffrez-vous de ballonnements et de douleurs abdominales ? Saviez-vous que les ballonnements intestinaux sont étroitement liés à la nutrition ? Que pouvez-vous faire pour améliorer ces problèmes digestifs ? Le LQDP vous explique tout !

Les gaz : la cause des ballonnements

L’aérocolie, ce phénomène discret mais omniprésent, désigne l’accumulation de gaz dans le côlon. Comment expliquer cette survenue ? Les responsables, ce sont d’abord ces milliards de bactéries présentes naturellement dans notre tube digestif. Petits alliés invisibles, elles facilitent la digestion et nous protègent, mais leur festin quotidien sur les résidus alimentaires laisse derrière lui des sous-produits gazeux. C’est le fruit de la fermentation. Or, selon les aliments consommés, la production de gaz explose ou reste modérée.

Autre coupable, l’air avalé à toute vitesse en mangeant sans prendre le temps. Résultat : même si ces gaz ne menacent pas la santé, ils apportent leur lot de désagréments. Ventre gonflé, douleurs, gêne : l’aérocolie sait se faire remarquer, parfois accompagnée de rots, familiers aux nourrissons et bien moins à ceux qui dînent en société.

Symptômes de surproduction de gaz

Lorsque les gaz prennent le dessus, ils s’accompagnent généralement de signes révélateurs :

  • Ventre qui gonfle et sensation de ballonnement
  • Douleurs digestives, crampes ou inconfort abdominal
  • Flatulences fréquentes, difficilement réprimées

Indissociables, ballonnements et gaz rythment notre quotidien bien plus qu’on ne le croit. À ce sujet, les chiffres sont explicites : chaque personne expulse entre 15 et 20 gaz par jour, soit jusqu’à 1,5 litre au total. Un autre fait peu connu : en moyenne, les femmes émettent environ 30 % de gaz en plus que les hommes. Le corps humain, de ce côté-là, ne fait réellement aucun traitement de faveur.

10 conseils pour limiter les ballonnements et les gaz

Quelques habitudes simples changent la donne et permettent de réduire les ballonnements ainsi que les inévitables gaz :

  • Prendre son temps pour manger et mastiquer soigneusement, réduisant ainsi l’ingestion d’air
  • Écarter temporairement boissons gazeuses et sodas
  • Limiter les chewing-gums, souvent truffés d’édulcorants qui accentuent la fermentation et favorisent l’absorption d’air
  • Réduire, sans bannir totalement, les aliments très fibreux : trop de fibres peuvent réveiller les bactéries les plus « productives »
  • Préférer, pour les plus sensibles, les fruits et légumes cuits aux crudités
  • Alléger les repas lourds ou riches en graisses, qui compliquent les opérations digestives
  • En cas de colopathie fonctionnelle, essayer une alimentation pauvre en FODMAP, reconnue pour calmer bien des symptômes
  • Diminuer la viande rouge, parfois difficile à digérer
  • Prendre en compte la tolérance au lactose : le lait en grande quantité peut perturber la digestion, alors que le yaourt ou le fromage frais sont mieux acceptés
  • Modérer la consommation de crucifères (chou, brocoli…), réputés pour démultiplier la production de gaz
  • Veiller à l’impact du stress et des émotions sur la sphère digestive : notre ventre réagit plus vite qu’on ne le croit

Certains services spécialisés proposent même de composer des menus adaptés, pour ceux qui souffrent du syndrome du côlon irritable, en tenant compte de la spécificité de chaque profil digestif.

Quel remède contre les ballonnements et les gaz ?

Certains aliments ou plantes apaisent et atténuent le gonflement abdominal. Parmi les favoris figurent :

  • Le pissenlit
  • La mélisse
  • La sauge
  • Le thym
  • Le romarin
  • Les tisanes préparées à partir de ces plantes

En parallèle, miser sur une hydratation régulière favorise également un meilleur transit et aide à limiter l’apparition de ballonnements. Les assiettes ne doivent donc pas uniquement compter sur la salade ou la pomme vapeur, mais s’ouvrir à toute une palette d’ingrédients conciliants avec l’intestin.

Pourquoi ça sent si fort ?

La question de l’odeur mérite son explication : lorsqu’elles décomposent les résidus alimentaires, nos bactéries produisent des composés odorants, en particulier ceux à base de soufre, comme le sulfure d’hydrogène. C’est ce composant qui évoque l’œuf pourri. Pour situer les choses, un gaz intestinal moyen contient environ 59 % d’azote, 21 % d’hydrogène, 9 % de dioxyde de carbone, 3 % d’oxygène et 1 % seulement de sulfure d’hydrogène, ce fameux responsable des effluves tenaces.

L’intensité varie selon la variété des bactéries et les aliments ingérés. Chacun y va de sa propre « signature », résultat d’un processus que la science connaît désormais sur le bout des doigts.

Et pourquoi y a-t-il du bruit ?

Parlons aussi du son, souvent source d’embarras. Le bruit du gaz vient de la pression exercée contre l’anneau musculaire qui ferme le rectum. Quand la pression est forte et que les muscles sont tendus, la vibration sonore s’intensifie. La mécanique est imparable : à situation tendue, bruit assuré. Difficile alors de passer inaperçu, que l’on soit en pleine réunion ou confortablement installé chez soi.

Pathologies associées aux ballonnements et aux gaz

Bien souvent, ces troubles digestifs restent ponctuels, notamment après un repas trop copieux ou en période de forte nervosité. Cependant, lorsque ballonnements et gaz deviennent une habitude, ils peuvent signaler d’autres problèmes, comme le syndrome du côlon irritable, l’intolérance au lactose ou encore un reflux gastro-œsophagien. Si ces symptômes persistent, il convient d’en discuter avec un professionnel de santé pour adapter la prise en charge.

À découvrir :

Le syndrome du côlon irritable bouleverse profondément la qualité de vie et nécessite que l’on s’y attarde sérieusement.

sources

, Le journal des femmes.
, Philippe Godeberge et Caroline Balma-Chaminadour, « Qu’est-ce que tu as dans l’estomac ? », Hachette, 2017.

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