Nous vous l’apprenions il y a quelques jours, après Kellog’s, Neslté, sous la pression des pouvoirs publics et des associations de consommateurs va alléger la composition des marques qu’il produit avec General Mills à destination des enfants.
C’est un fait indéniable, les additifs, conservateurs, graisses et sucres ajoutés aux aliments par de nombreuses entreprises de l’agroalimentaire participent à la progression de « l’embonpoint général ». Les industriels sont considérés comme ayant un rôle important dans la lutte contre l’obésité pour 92 % des Français, sondage OpinionWay de début juillet.
En France, les enfants en surpoids ou en état d’obésité sont deux fois plus nombreux qu’il y a 10 ans. Ils consomment de plus en plus de produits alimentaires transformés et se dépensent de moins en moins.
Être parent aujourd’hui c’est être quotidiennement confronté aux désirs toujours plus nombreux et hyper marketés de ses enfants, notamment dans le domaine alimentaire. Les industriels et la publicité ne s’y sont pas trompés. Ils savent parfaitement tirer parti du rôle de prescripteurs que revêtent les plus jeunes en la matière. Les marques jouent sur l’aspect addictif des sucres, graisses et sur leur faible coût de revient. Véritable phénomène de société, la cuisine est même relayée par les médias en dehors des écrans publicitaires. Même si certains tentent d’agir, ce ne sont pas les quelques messages inscrits en bas de nos écrans pub ou une opération d’une semaine par an qui changeront véritablement quelque chose.
Comment convaincre nos enfants de mieux manger, de bouger plus, à l’heure où l’on nous ne cesse de nous vendre les vertus du snacking et où l’on pratique le sport sur son ordinateur ? Comment nos chères têtes blondes pourraient-elles résister à l’envie de manger ce qui semble rendre les autres et leurs ambassadeurs de marques préférés aussi heureux ? Comment ne pas culpabiliser, ne pas frustrer sa progéniture. Bref comment agir ?
La prévention doit se développer pour devenir chose commune. Les adultes doivent être sensibilisés, formés en devenant parents. Ce problème de santé publique nécessite impérativement le soutien des institutions, autorités compétentes, des politiques et des industriels « éthiques » pour pouvoir être contré.
Ce tournant certaines marques à destination des enfants semblent le prendre. Quelques unes agissent sous la contrainte des autorités ou de l’opinion publique comme Nestlé, et d’autres décide de prendre les devants comme Disney récemment. La marque a revu sa politique de partenariat avec les entreprises de l’agroalimentaire et cela a coûté leur tête à … quelques personnage clés sur quelques packagings. Exit les Mickey ou Donald associés à des produits trop gras ou trop sucrés. Présente au SIAL 2012 à Villepinte, Disney a récompensé deux marques alimentaires alliant nutrition et plaisir : une PME bretonne fabricant des berlingots de yaourt bio et une société polonaise proposant une salade de fruits découpés en forme de personnages.
Source Challenges - Crédit photo Creative Commons Dinkel/Flickr
Posté le 25 octobre 2012






























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