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Néophobie alimentaire : il n’y a pas de fatalité !

La néophobie (peur d’un aliment nouveau) est une phase normale chez les enfants et elle est particulièrement marquée pour les légumes.

Vous pouvez sourire, 1/ Elle n’est absolument pas insurmontable, ouf ! et 2/ C’est souvent de la faute des parents… qui, souvent, insistent et « survendent » bien trop leurs plats !

Alors si son nez se plisse devant des courgettes, du poisson ou des lentilles ; d’abord arrêtez de sur-jouer et essayez le naturel… Acceptez plutôt son refus sans vous énerver et surtout, re-présentez lui l’aliment quelques jours plus tard, préparé autrement. Puis encore la semaine suivante, et puis le lendemain…

Tenez bon, il a été démontré qu’après 8 à 15 expositions, l’enfant acceptera de goûter l’aliment initialement rejeté, et l’appréciera même certainement !…

Néophobie alimentaire: il n'y a pas de fatalité!

Néophobie alimentaire: pour leur donner le goût des aliments, cuisinez avec eux!

Pour donner au maximum envie aux enfants de goûter, plusieurs solutions…

Stimuler leurs yeux

Une étude récemment menée sur des enfants de 5-12 ans et des adultes de plus de 26 ans a mis en avant des préférences différentes selon la présentation des aliments. Ainsi, si l’assiette « idéale » d’un adulte présent 3 aliment différent, avec 3 couleurs différentes, un enfant préférera une assiette de 7 aliments différents, avec 6 couleurs différentes.

N’ayez donc pas peur d’en faire trop ! Plutôt que de servir une belle assiette de haricots verts, privilégiez la variété : mettez quelques carottes ici, quelques tomates là, une petite timbale de riz, une tranche de jambon… Avec un brin d’inventivité !

Jouer sur la consistance

D’après une étude de l’Institut Paul Bocuse, les enfants préfèrent les légumes qu’ils peuvent reconnaître dans leur assiette. « Cacher » les aliments redoutés dans des plats composés n’est donc pas forcément la bonne solution pour que les enfants les mangent et apprennent à les aimer.

Les faire cuisiner

Impliquer les petits dans la confection de leur repas augmente beaucoup les chances qu’ils y goûtent avec plaisir. De cette manière, ils ont le sentiment d’avoir la main sur leur assiette et l’envie de profiter du fruit de leur travail.

Petite astuce supplémentaire, elle aussi révélée par l’étude de l’Institut Paul Bocuse : choisissez avec les petits un nom positif et rigolo pour le plat cuisiné. Ils font en effet beaucoup appel à leur imaginaire dans leurs choix alimentaires.

Enfin, le fameux « Termine ton assiette » est souvent un réflexe parental qui part d’une bonne intention mais qu’il n’est pas nécessaire de garder. Les enfants sont en effet dans une période où c’est encore leur instinct et les signaux de satiété qui dictent leur prise alimentaire. S’ils ne veulent plus manger, c’est très probablement que leur corps a son juste carburant. Laissez-les donc ne pas finir leur assiette, à condition évidemment de ne pas leur accorder une énorme coupe glacée en dessert !

Sources:

Francesca Zampollo, Kevin M Kniffin, Brian Wansink and Mitsuru Shimizu. Food plating preferences of children: the importance of presentation on desire for diversity. Acta Paediatrica Volume 101, Issue 1, pages 61-66, January 2012 : http://alimentation.gouv.fr/legumes-enfants

Crédit photo: mtsofan / Flickr.

 

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